On peut se poser des questions sur la légitimité de ce livre sur deux points :
la trahison de l’auteur envers son "ami" Chirac ? Il se défend en répondant qu’on ne se méfie jamais assez des journalistes...
Et est-ce le bon moment alors que le mal est fait ? N’aurait il pas fallu tout déballer avant ?
Ce livre est néanmoins très intéressant. Bourré d’anecdotes et de révélations ébouriffantes, la tragédie du président nous entraîne dans les coulisses du pouvoir. .
Si je retranscris bien ces propros, FOG dénonce la politique menée depuis les années 80 en france. C’est à dire une politique du "ni-nisme" inventée par Mitterrand et à laquelle Chirac n’y trouve rien à redire. "Plutôt que d’avoir à affronter des manifestations de rue, il préfère laisser en l’état ce modèle social qu’il a, il est vrai, enfanté avec Mitterrand et Jospin. Ils s’y sont, en effet, mis à trois, pour les résultats que l’on sait."
Résultat une dette colossale et un pays qui n’est pas à la place à laquelle elle pourrait prétendre.
Concernant Chirac, il pense que sa facon de voir la politique et les hommmes a été bouleversé par la trahison de balladur en 95 quand celui-ci se présenta alors qu’ils avaient un pacte (matignon en 93 pour balladur et chirac aux présidentielles). Chirac malgré l’insistance de son entourage, n’a pas cru que balladur le trahirait, lui son "ami" de 30 ans. Depuis ce jour, Chirac le naif gardera cette blessure et sa vision de la nature humaine et de la politique s’en trouvera affectée.
Balladur est décrit comme une personne imbus de sa personne a un niveau inimaginable. Son action fut d’une mollesse incroyable et il détiendrait avec béréguovoy la palme de la responsabilité de la dette laissée a nos enfants.
Pourtant, en 95 Chirac nomme Juppé avec la volonté de changer les choses. Juppé, "la coqueluche" de Chirac, mais aussi de Mitterrand, présenté comme "l’une des rares personnalités capable de procéder aux grandes réformes auxquelles le pays devait se résoudre, pour ne pas tomber dans la spirale du déclin". Juppé, "une occasion manquée que la France n’a pas fini de payer". Malheuresemnt, la droite s’étant divisée en deux et chirac étant rancunier, la chiraquie se ferma aux aux balladuriens et s’enferma dans son camp. Sarkozy,( proche des chirac au point d’etre le témoin de mariage de claude chirac !!!) fut écarté de la meme maniere. Juppé n’étant pas entouré des meilleurs mais seulement de ceux qui n’avaient pas trahi jacques n’avait pas la tache facilitée... Depuis la dissolution chirac fera du mitterand et se contentera d’une politique intérieure de grand-père persuadé qu’en france on ne pourra jamais touché aux privilèges.
De villepin est décrit comme un illuminé, qui a tout fait pour rétrécir le clan et ainsi conserver son influence sur le président. Il serait l’un des grands responsables de l’enclavement et de l’aveuglement de Chirac.
Sur le plan international par contre, Chirac fit preuve d’un certain courage. Ses victoires internationales et son incontestable popularité dans le Monde, ont fait dire à Nicolas Baverez : "Debout face à Bush, couché devant Blondel".
Il faut prendre la mesure, non pas que le Président est une victime, mais que son parcours est une accumulation de circonstances qui l’ont soit amené à échouer soit à vaincre. La tragédie de ce président, c’est d’être dans la non réforme. C’est aussi d’avoir toujours voulu tergiverser.
Bilan : Vingt années de vie politique française, ou la chronique d’un déclin qui s’emballe. La conviction de l’auteur est manifeste : Sarkozy ou la débandade.

C vrai on avait déjà évoqué le bilan de jacquo : on peut lui rajouter un musée et une probable nouvelle coupe du monde 
En politique intérieure son bilan est un désastre. En politique extérieure il a pas été si mauvais sauf pour le référendum mais c’est justement sa politique intérieure qui l’a coulé.

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